Les commémorations, 80 ans après le Débarquement, se poursuivent ce jeudi. Le 6 juin 1944, des milliers de soldats avaient posé le pied sur les côtes normandes avec l’ambition de briser le mur de l’Atlantique et de faire reculer l’ennemi nazi.
Le chef de l'Etat français - qui a perdu le nom de République avec l'armistice et l'Occupation - Philippe Pétain est à Saint-Etienne (Loire). Il est venu soutenir la ville, touchée par des bombardements américains onze jours plus tôt, qui ont fait 925 morts. Pétain doit écourter sa visite et rentrer à Vichy.
Un message est ensuite radiodiffusé (à écouter ici sur le site de l'INA). Il invite les Français à rester disciplinés. « Français, les armées allemandes et anglo-saxonnes sont aux prises sur notre sol, la France devient ainsi un champ de bataille », annonce-t-il, comme une mise en garde. « Fonctionnaires, agents des services publiques, cheminots, ouvriers, demeurez fermes à vos postes pour maintenir la vie de la Nation. (...) Français, n'aggravez pas nos malheurs (...), que chacun reste à son devoir ».
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau rend lui aussi hommage aux soldats qui ont débarqué à Juno Beach, dont 14 000 Canadiens. « Sur le champ de bataille, les francophones, les anglophones, les peuples autochtones et les nouveaux Canadiens se sont unis. (…) Il n'y a pas de mots pour décrire l'immensité de la dette que nous vous devons », insiste-t-il, cité par la chaîne canadienne CBC News.
« Nous avons tous la responsabilité de continuer à partager ces histoires afin que les générations futures n'oublient pas l'héroïsme et le courage qu'il a fallu pour défendre nos libertés et se souviennent des dangers et des horreurs de la guerre », appuie le dirigeant canadien.
Le président Emmanuel Macron a partagé une image d'archive du Débarquement sur les plages normandes, commentant en anglais « For Freedom », « pour la liberté ».
« Eternal gratitude to our Allies », ajoute-t-il (« Gratitude éternelle à nos Alliés »).
Depuis Juno Beach, le Premier ministre Gabriel Attal assure dans son discours que « la France n'oubliera jamais ceux qui sont tombés pour elle ». « Jamais elle n'oubliera que sur ce sable, le sang de la jeunesse canadienne a été versé pour notre liberté », déclare-t-il, cité par CNN, aux côtés de son homologue canadien Justin Trudeau.
« La mémoire des vétérans de la Seconde Guerre mondiale ne s'effacera jamais. Jamais la flamme de l'héroïsme ne faiblira », poursuit le chef du gouvernement français, appelant à ne pas oublier « la leçon » de l'histoire, « alors que la guerre frappe une fois de plus aux portes de l'Europe ».