Deux agents pénitentiaires ont été tués et trois autres ont été gravement blessés, mardi matin à hauteur du péage d'Incarville (Eure), alors qu'ils transportaient un détenu. Les assaillants sont toujours en fuite.
Des centaines d'agents pénitentiaires bloquent des prisons en France ce mercredi, en hommage à leurs collègues tués mais aussi pour demander plus de moyens. « Nous sommes en situation de deuil », a déclaré à l'AFP Vanessa Lefaivre, secrétaire locale adjointe FO Justice à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). « On n’aurait jamais imaginé que des personnels pénitentiaires se fassent tuer de cette façon. » « S’il le faut, on bloquera une semaine, un mois », a prévenu Florence Tahboub, secrétaire locale Ufap-Unsa Justice, faisant part de son « ras-le-bol ».
« Il y a une prise de conscience de la dangerosité », fait valoir Hubert Gratraud, délégué de FO Justice au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan. « Il faut des moyens, des formations. Il faut qu’on se rapproche le plus possible de la réalité du terrain : n’importe quoi peut arriver », a-t-il plaidé.
130 personnes bloquent ce mardi matin la maison d'arrêt de Bois d'Arcy (Yvelines), et ont notamment lancé des feux de palettes. À l'intérieur une quinzaine de personnels assurent le fonctionnement a minima de la prison contre une quarantaine en temps normal, selon nos informations. Les extractions du jour ont été annulées, de même que les 40 parloirs qui étaient programmés.
À la maison centrale de Poissy, 80 personnels sont rassemblés devant l'entrée de l'établissement et ont, là aussi, lancé des feux de palettes. Les visites ne pourront pas non plus être assurées.