04 mars 2024
Israël a accepté en principe un accord mais le dirigeant du Hamas, Yahya Sinwar, est injoignable
Des responsables du Hamas sont arrivés au Caire pour négocier l'accord visant à échanger des otages contre un cessez-le-feu temporaire à Gaza et des prisonniers palestiniens avant le Ramadan, ont affirmé des responsables égyptiens. Un haut responsable du Hamas a affirmé au Wall Street Journal qu'il était "réaliste" d'espérer un accord la première semaine du Ramadan.
Israël a accepté les bases d'un accord, selon des sources israéliennes et américaines. Cependant, l'engagement du Hamas est remis en question par Israël, notamment parce que la délégation au Caire n'a pas fourni la liste exigée des otages vivants et de leur état de santé. Israël cherche à négocier la libération d'otages malades, âgés ou de sexe féminin, sans savoir précisément qui est encore en vie.
Dimanche, le Hamas n'a pas clarifié deux points cruciaux : les noms des prisonniers palestiniens qu'il souhaite voir libérés et le nombre d'otages concernés. En conséquence, Israël a décidé, tout du moins officiellement de ne pas envoyer sa délégation de haut niveau au Caire.
Un autre obstacle majeur réside dans l'absence de contact avec Yahya Sinwar, le chef du Hamas à Gaza. Son dernier message de Sinwar suggérait de ne pas se hâter pour un accord sur les otages. Selon la presse israélienne, il espèrerait qu'une incursion israélienne à Rafah pendant le Ramadan encouragerait une révolte contre Israël parmi les Palestiniens en Israël et en Cisjordanie.
Israël a fixé un ultimatum au Hamas pour le Ramadan, menaçant d'une offensive terrestre à Rafah si les otages ne sont pas libérés. Le Ramadan, souvent marqué par une hausse de la violence, commence autour du 10 mars cette année.